Énergie
La souveraineté et indépendance énergétique de la France.
1°/ État des lieux
La France reste une grande puissance énergétique, c'est le premier exportateur européen d’électricité : en 2025, la France a même battu son record historique d’exportation avec 92,3 TWh, améliorant de plus de 3,5 % le précédent record enregistré en 2024 - 92,3 Twh, c’est plus que le production annuelle d’un pays comme la Belgique.
La France a produit 547,5 TWh d'électricité en 2025, dont 373 TWh de nucléaire (68 %) et 136 TWh de renouvelables (25 %). La consommation nationale s'est élevée à 449 TWh, le solde ayant été exporté.
| puissance installée | production en 2025 | production en 2025 (en %) | facteur_de_charge | coût en milliards d’euros | coût approximatif (€ / MWh) |
émissions CO₂ en g/kWh * |
|
| Nucléaire | 63 GW | 373 TWh | 70 % | 68 % | 30 à 40 Mds€ |
60 – 65 |
4 à 7 |
| Hydraulique | 25,6 GW | 62,4 TWh | 11 % | 28 % | 50-60 Mds€ |
40 – 60 |
6 |
| Photovoltaïque | 31,3 GW | 32,9 TWh | 6 % | 12 % | ~25 Mds€ |
60 – 90 |
45 |
| Éolien terrestre (onshore) | 25 GW | 43,9 TWh | 8,2 % | 20 % | ~30 Mds€ | 55 – 70 | 16 |
| Éolien en mer (offshore) | 2 GW | 3,5 TWh | 0,6 % | 27 % | 5-8 Mds€ |
80 – 140 |
17 |
| Thermique Fossile | 12 GW | 18,8 TWh | 3,5 % | 18 % | ~6 Mds€ |
100 – 200 |
450 Gaz (cycle combiné) |
La production thermique fossile en 2025 se décompose ainsi => gaz : 16,4 TWh, fioul : 1,7 TWh, charbon : 0,7 TWh, soit un total d'environ 18,8 TWh. source Rte-france
*
La France produit 10 fois moins d'émsision de CO₂ que l'Allemagne !
France 34 g CO₂ eq / kWh sur 2025
Allemagne 349 g CO₂ eq / kWh sur 2025
source :
https://app.electricitymaps.com/map/12mo/monthly
Ce sont essentiellement du CAPEX des installations elles-mêmes (turbines, panneaux, fondations, etc.), mais ils n'incluent pas les coûts de raccordement au réseau RTE et Enedis : ~ 200 milliards d’euros. Ces dépenses font monter le TURPE (hausse notable en 2025), impactant directement la facture de tous les Français.
Estimation du cout du parc renouvelable électrique (hors hydraulique ancien) : entre 60 et 100 milliards d'euros investis depuis les années 2000–2010 jusqu'à aujourd’hui ~ 1,4 milliards € / GW.
Nucléaire :
La puissance installée du parc nucléaire français est d'environ 63 GW fin 2025, elle repose sur 57 réacteurs (56 REP de génération II + l'EPR de Flamanville 3, couplé au réseau fin 2024).
61 euros / MWh c'est la moyenne du cours sur le marché de l’électricité sur 2025.
La PPE 3 (Programmation Pluriannuelle de l’Énergie n°3) est le document officiel de planification énergétique de la France pour la période 2026-2035. Il a été publié par le gouvernement en février 2026 par décret pris par le gouvernement seul, sans vote final du Parlement..
Prévision PPE3 :
| Production | Actuellement | Prévison PP3 2030 | Prévison PP32035 |
|
Nucléaire |
373 TWh/an (chiffres 2025) |
380 TWh/an |
420 TWh/an |
| Photovoltaïque | 30 GW | 48 GW | 55 à 80 GW |
|
Éolien en mer (offshore) |
1,2 GW |
|
15 GW |
|
Éolien terrestre |
25 GW |
31 GW |
35 à 40 GW |
2°/ Situation
Malgré ces atouts, la situation est critique :
- Hausse explosive des prix de l'électricité (jusqu'à >1 000 € / MWh en 2022).
- 12 millions de Français en précarité énergétique (1 ménage sur 5).
- 35% des français déclarent avoir eu froid dans leur logement au cours de l’hiver 2024-2025.
- Le prix moyen de l’électricité pour les ménages français a augmenté de 18 % en 2024.
- Le prix du kWh au tarif réglementé (TRV EDF, option Base 6 kVA) est actuellement autour de 0,194 € TTC en avril 2026, Depuis 2007 soit le début de la libéralisation du marché : le prix du kWh a plus que doublé (environ +80 à +130 % ). Il était à 0,106 en 2007 passé d'environ 0,106 € à 0,194 - 0,250 € selon les périodes de pic.
- Risque de black-out (hiver 2022-2023) et à 2 reprises en 2025 (source les echos).
- Coûts exorbitants : bouclier tarifaire (20 à 110 milliards €), subventions renouvelables (121 milliards €), investissements réseau (près de 1 000 milliards € prévus).
- Fermeture de Fessenheim (pour remplacer la production des deux réacteurs de Fessenheim, il faudrait aligner des éoliennes terrestres sur 1 200 à 1 500 km en ligne droite (soit 1,5 à 2 fois la distance Paris-Marseille).
- Le Conseil de l'Union européenne a adopté une directive sur les énergies renouvelables visant à porter la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique globale de l'UE à 42,5 % d'ici à 2030.
- L’Union européenne s’apprête à enquêter (et potentiellement bloquer) les 73 milliards d’euros d’aides publiques promises à EDF. Cette décision fait suite à des craintes sur le renforcement de la position dominante de l'électricien public. La Commission européenne pourrait même exiger la fin des tarifs réglementés de vente de l'électricité d'EDF, ou encore la séparation d'activités au sein du groupe !
Source : La tribune.
Les Français paient environ 3,2 fois plus que le coût réel de production. Coût de production ≈ 60 €/MWh (0,060 €/kWh), prix final payé ≈ 194 €/MWh. (0,194 €/kWh), et nous allons voir pourquoi :
3°/ Le démentelement d'EDF par l'Union européenne et ses directives
1996 : Directive 96/92/CE - Ouverture à la concurrence de la production et de la fourniture
2003 : Directive 2003/54/CE - Séparation juridique des réseaux (RTE/Enedis). Jusqu’alors Etablissement Public, EDF devient une Société Anonyme.
2009 : Directive 2009/72/CE - Renforcement de l'indépendance des régulateurs et intégration régionale
2019 : Directive (UE) 2019/944 - Transition énergétique et marché intérieur de l'électricité
2025 : Directive (UE) 2024/1711 - La Commission européenne a envoyé, le 27 mars 2025, des lettres de mise en demeure (première étape de la procédure d’infraction) à 26 États membres pour non-transposition complète de la Directive sur l’amélioration de l’organisation du marché de l’électricité !
L’article 194 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) établit le marché intérieur de l'énergie. Sortir de ce marché est impossible car cela nécessite une modification à l'unanimité des traités. L’Allemagne, l’Espagne et le Portugal ne sont pas sortis du marché européen de l’énergie, seul le Frexit peut le faire.
Objectif caché : Ouvrir le capital aux intérêts privés et détruire l'avantage compétitif du nucléaire français.
L’article 194 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) établit le marché intérieur de l'énergie. Sortir de ce marché est impossible car cela nécessite une modification à l'unanimité des traités. L’Allemagne, l’Espagne et le Portugal ne sont pas sortis du marché européen de l’énergie.
Ce marché européen profite à l’Allemagne. La Bourse européenne de l'énergie (EPEX SPOT) est détenue à 51 % par EEX Group (European Energy Exchange Group), qui est une filiale majoritairement détenue par Deutsche Börse AG (société multinationale allemande spécialisée dans les infrastructures de marchés financiers).
4°/ L'Absurdité du "Merit Order"
Le prix de marché est fixé par le coût de la dernière centrale appelée. Le gaz fixe le prix la plupart du temps, même quand il ne produit que 5-15 % de l’électricité à l’instant T.
Résultat : les consommateurs paient l’électricité comme si elle était majoritairement produite au gaz, alors qu’elle est souvent majoritairement nucléaire ou renouvelable.
C’est particulièrement grotesque en France : on a l’un des mixes les plus décarbonés et à bas coût marginal d’Europe, mais les prix de gros suivent quand même ceux de l’Allemagne ou de l’Italie quand le gaz flambe.
Avec la montée des renouvelables, l’effet s’amplifie dans les deux sens :
Quand il y a beaucoup de soleil/vent → prix très bas ou négatifs (merit order effect positif pour les consommateurs).
Quand il n’y en a pas → prix qui s’envolent sur le gaz (effet très douloureux).
Ça crée une volatilité extrême qui n’a plus grand-chose à voir avec le coût réel moyen de production.
Les consommateurs paient l’électricité comme si elle était majoritairement produite au gaz, alors qu’elle est souvent majoritairement nucléaire ou renouvelable.
Avec le marché européen de l'électricité (merit order) les prix sont alignés sur les centrales les plus chères (gaz / charbon), même pour le nucléaire français bon marché, ce qui a fait augmenté les prix surtout depuis la destruction de NordStream 1 et 2 par les américains.

5°/ L'Arnaque ARENH : Subventionner la concurrence
- L’article 106 du TFUE impose des règles de concurrence au sein de l’Union européenne. La loi NOME, entrée en vigueur le 1er juillet 2011 sous la pression de la Commission européenne, imposait à EDF de céder près d’un quart de sa production nucléaire à la concurrence soit 100 TWh max / an à un prix défini de 42 € / MWh par arrêté, dit « Arenh » (pour « Accès régulé à l’électricité nucléaire historique »). Cette usine à gaz et gabegie pour EDF à pris fin au 31 décembre 2025.
- Le cadre réglementaire européen du marché intérieur de l’électricité (règlement UE 2019/943) à mis en place le VNU (Versement Nucléaire Universel) au 1er janvier 2026 en remplacement de l’Arenh. Le VNU va taxer les revenus nucléaire d'EDF lorsque les prix du marché dépassent certains seuils : Les revenus excédentaires au-dessus de 78 € / MWh sont taxés à 50 % . Au-delà de 110 €/MWh, les revenus excédentaires sont taxés à 90 %.
- Les députés ont approuvé une proposition de loi en février 2026 visant à relancer l'investissement dans les barrages français en purgeant un litige avec la Commission européenne qui dure depuis plus de vingt ans, avec deux mises en demeure à la France (position dominante et non‑remise en concurrence des concessions échues). Depuis 2015, la Commission européenne accuse EDF de « position dominante » et exige l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectrique (article 106 du TFUE). L'arrêt du chantage a été obtenu avec d'énormes concessions faites à Bruxelles :
La proposition de loi fixe un objectif d'au moins 40% des capacités hydroélectriques qui vont être mises aux enchères vendues au prix du marché influencés par la bourse de l’électricité (EPEX Spot et marchés à terme) et par les mécanismes européens de concurrence ! Une sorte d’Arenh appliqué à l’hydraulique. Ce système spéculatif viendra gonfler le calcul du Tarif Réglementé de Vente (TRV) provoquent une nouvelle hausse des factures pour les usagers.
- Transition énergétique imposée par Bruxelles : objectifs renouvelables (44 %) contraignants, intermittence causant instabilité, impacts écologiques réels (béton, déforestation).
- Le rapport EDF sur la modulation nucléaire révèle un grave problème : + 100 % de modulation* depuis 2019 (de ~15 TWh à 33 TWh en 2025). Ces modulations provoquent usure accélérée des réacteurs, et des coûts en hausse de 1,5 à 3,75 millions d'euros / an selon le rapport. La cause est notre appartenance à l'Union européenne et des EnR intermittentes en Europe, qui inondent le marché. Sans l'Union européenne (quotas verts obligatoires, directive sur les énergies renouvelables, Green Deal, libéralisation du marché, bourse de l'énergie (EPEX SPOT), marché de l'énergie), on n'en serait pas là. Ce rapport est sorti juste après le décret de la PPE3… Il n'y a même pas eu de vote ni de débat au parlement, c'est antidémocratique et la PPE3 continue dans cette erreur !
- Ingérences étrangères (Allemagne pour fermeture de Fessenheim, USA sur turbines Alstom / Arabelle), pétrole (TotalEnergies envisage de se coter à la Bourse de New York).
6°/ Propositions principales
La France et EDF ne sont pas souverains dans le mix énergétique., grâce au Frexit (sortie unilatérale de l’Union européenne via article 50) et avec François Asselineau président, nous reprendrons la pleine souveraineté sur les prix basés sur coûts réels de production et nous arrêterons cette transition énergétique qui nous est imposée. Sortir du marché européen de l'électricité est impossible sans Frexit car il faut l’unanimité des 27 états membres. Grâce au Frexit et avec François Asselineau président, nous reprendrons la pleine souveraineté sur les prix basés sur coûts réels de production, nous arrêterons cette transition énergétique qui nous est imposée et privilégierons le nucléaire, l’hydraulique (investissement) et le bas carbone. Nous relancerons le projet ASTRID (réacteur 4ᵉ génération) pour recycler les déchets et assurer l'indépendance pour des milliers d’années. Augmenterons les capacités d'enrichissement d'uranium (+30 %) pour concurrencer la Russie.
En résumé l’éolien et le gaz agissent main dans la main pour permettre une spéculation au plus proche du temps réel. Les Allemands ont poussé à fermer Fessenheim et s'accordent environ les deux tiers du parc éolien français ! Les Etats Unis ont détruit la compétitivité industrielle Allemande en participant au sabotage de Nord Stream ! Méfiez-vous de vos alliés, c'est parmi eux que sommeillent les traitres (Franck Ntasamara, poète). Toute la fable du couple Franco-allemand s'écroule sous nos yeux ainsi que l'Union européenne qui ferait contre-poids aux États-Unis ou à la Chine. La réalité est là, devant nous, nos gouvernements successifs en France ont collaboré contre la nation dans cette guerre de l'énergie, (les grands gagnants de cette guerre sont les États Unis et la Russie) après le Frexit, ils auront des comptes à rendre.
En 2027 votons François Asselineau.
* Pour mieux comprendre :
1 année = 8 760 heures (365 jours × 24 heures)
449 TWh = 449 000 000 000 kWh
Puissance moyenne = 449 000 000 000 kWh ÷ 8 760 h = 51 256 MW (51,25 GW) en permanence.
Donc quand on dit « la France consomme 449 TWh », c’est comme si on avait 51 réacteurs nucléaires de 1 GW qui tournaient à fond non-stop toute l’année.
1 GW de puissance instantanée c'est l'équivalent de 10 millions d'ampoules de 100 Watt allumées en même temps, à pleine puissance (si une ampoule électrique de 100 W reste allumée pendant une heure, cette ampoule aura consommé 100 Wh d’énergie, si vous laissez cette ampoule de 100 W allumée deux heures, elle consommera 200 Wh d’énergie).
On parle de modulation lorsqu’un réacteur fonctionne à une puissance inférieure à sa puissance maximale ou est arrêté (à l’exception des arrêts pour rechargement du combustible, maintenance, fortuit ou encore des limitations liées aux contraintes environnementales ou réglementaires).
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Patrice Cali, membre du bureau politique de l'UPR.